Aller au contenu principal
DocumentationDéposer depuis un assistant IA

Dernière mise à jour : 2 août 2026

Déposer un dossier depuis un assistant IA

La plateforme peut être utilisée directement depuis un assistant IA conversationnel, sans ouvrir le site. Concrètement : un porteur de projet raconte son projet à son assistant, celui-ci lit le défi visé, l'aide à préparer un dossier conforme, le fait relire par l'examinateur du défi, puis enregistre un brouillon sur la plateforme.

Cette fonctionnalité est en pilote, mais elle ne demande aucune démarche préalable : tout membre d'un espace peut connecter son assistant lui-même, sans clé à réclamer ni adresse à demander.

À quoi sert ce canal ?

Un dossier de candidature naît rarement devant un formulaire. Il naît dans une conversation, un échange, un document de travail. Le canal agent permet que le dossier se construise là où le projet se raconte, puis rejoigne la plateforme sous une forme conforme au défi.

L'intérêt n'est pas d'aller plus vite au détriment de la qualité : l'assistant reçoit de la plateforme le contrat complet du défi — la consigne de l'organisateur, le calendrier, chaque champ du formulaire avec sa consigne de remplissage et ses valeurs autorisées, et les critères d'évaluation. Il travaille donc avec les mêmes exigences qu'un participant qui remplit le formulaire.

Ce que l'assistant peut faire, et ce qu'il ne peut pas faire

L'assistant dispose de six actions, et de six seulement.

ActionCe qu'elle fait
Lister les défisAffiche les défis accessibles dans l'espace autorisé (titre, identifiant, statut). Utile quand vous n'avez pas donné l'identifiant.
Lire un défiRécupère la consigne, le calendrier, le formulaire détaillé, les critères d'évaluation et où en est le parcours : l'étape en cours, ce qu'elle attend de vous, ce qu'elle prépare pour la suivante.
Savoir où vous en êtesRécupère vos dossiers avec ce qui les bloque encore, les questions de débat auxquelles vous n'avez pas répondu, et votre prochaine échéance.
Faire relire un dossierSoumet le dossier en préparation à l'examinateur du défi et reçoit un avis structuré. N'enregistre rien.
Enregistrer un brouillonCrée le dossier en brouillon sur le défi, au nom du participant.
Corriger un brouillonAmende un brouillon déjà enregistré, champ par champ — y compris un dossier que l'organisateur vous a renvoyé à compléter.

Ce qu'il ne peut pas faire :

  • Candidater. Enregistrer un brouillon n'est pas candidater. Voir la section « La candidature reste votre acte » ci-dessous.
  • Prendre la parole à votre place. Répondre à une question de débat, voter, commenter : ces gestes n'existent pas dans ce canal. Voir la section « Ce que l'assistant ne dira jamais à votre place ».
  • Créer un compte. L'assistant agit toujours au nom d'un compte existant.
  • Sortir de votre espace. L'autorisation est rattachée à un seul espace : un défi d'un autre espace est simplement introuvable pour lui.
  • Choisir son espace. C'est vous qui désignez l'espace au moment d'autoriser ; l'assistant n'a aucun moyen d'en désigner un autre ensuite.
  • Joindre des fichiers. Les pièces jointes ne sont pas encore ouvertes à ce canal ; elles s'ajoutent depuis le site après ouverture du brouillon.
  • Passer outre un défi qui n'accepte pas les dossiers assistés. Voir la section suivante.

Enregistrer un brouillon vous inscrit au défi

Quand l'assistant enregistre ou corrige votre brouillon, vous devenez participant du défi — exactement comme si vous aviez ouvert le formulaire depuis le site. C'est ce qui vous fait recevoir les annonces du défi : ouverture d'une nouvelle étape, publication d'une synthèse, rappel avant la clôture. Sans cela, vous auriez un dossier sur un défi dont vous ne suivriez pas la vie.

Cette inscription est silencieuse et ne se produit que sur un défi libre à rejoindre. Si l'organisateur valide les participations, ou si le défi est sur invitation, rien n'est demandé en votre nom : demander l'accès reste votre initiative, depuis la page du défi.

Comment l'assistant sait-il où vous en êtes ?

Un défi ne se joue pas en une conversation. Entre le dépôt d'un dossier et la publication du palmarès, il se passe des semaines, plusieurs étapes, parfois un débat. Or un assistant ne se souvient de rien d'une conversation à l'autre : deux jours plus tard, il ignore que vous avez un dossier, que l'organisateur vous l'a renvoyé, ou qu'une étape s'est ouverte.

Deux mécanismes corrigent cela, et ils ne dépendent pas de votre mémoire.

Le défi lui est servi avec son parcours, et avec ce qui vous y attend. Quand l'assistant lit un défi, il reçoit dans la même réponse l'étape en cours, ce qu'elle attend d'un participant, ce dont elle part et ce qu'elle prépare pour la suite — et, à côté, votre situation personnelle sur ce défi précis : vos dossiers avec ce qui les bloque encore, les questions de débat auxquelles vous n'avez pas répondu, votre prochaine échéance.

Cela vaut à chaque fois que la conversation s'ouvre sur un défi, y compris quand elle passe d'un défi à un autre. Un bon assistant vous l'annonce spontanément, avant même de vous proposer quoi que ce soit : vous n'avez pas à demander « et le débat ? ».

Il peut aussi demander votre état d'ensemble. Une seule question — « qu'est-ce qu'il me reste à faire ? » — lui donne la même chose pour tous les défis de l'espace à la fois, sans en nommer aucun.

Cet état ne contient que le vôtre. Les dossiers des autres participants, leurs réponses aux débats, les étapes qui ne sont pas encore ouvertes et les restitutions que l'organisateur n'a pas publiées restent invisibles pour votre assistant, exactement comme elles le sont pour vous sur le site.

Que se passe-t-il quand plusieurs étapes sont ouvertes en même temps ?

Certains parcours mènent deux étapes de front. Une démarche d'accélération de transition, par exemple, ouvre ensemble l'identification des verrous — un débat — et l'appel à solutions. Ce n'est pas un chevauchement de calendrier : nommer ce qui bloque le secteur est précisément ce contre quoi une solution s'écrit ensuite, et les deux restent ouvertes pour que l'une nourrisse l'autre.

Votre assistant reçoit ces étapes comme un ensemble, dans l'ordre logique du parcours, avec ce que chacune attend de vous. Il doit vous les présenter toutes, sans en privilégier une.

Ce point mérite d'être connu, car un assistant a une pente naturelle : il va volontiers vers ce qu'il peut faire lui-même. Il peut rédiger un dossier, il ne peut pas répondre à un débat à votre place. Rien ne doit lui faire conclure que le débat compte moins — c'est souvent l'inverse. Si le vôtre vous propose de préparer un dossier sans mentionner le débat ouvert, il vous fait sauter une étape que la démarche place en amont.

Ce que l'assistant ne dira jamais à votre place

Il y a une différence entre composer un document que vous relisez et signez, et fabriquer un fait que le collectif prendra pour vôtre.

Un dossier de candidature relève du premier cas : vous le relisez avant de candidater, et l'acte reste le vôtre. Une réponse de débat relève du second. Ce que vous écrivez dans un débat est synthétisé, cité, agrégé : cela devient la matière sur laquelle l'organisateur et les autres participants raisonnent. Une réponse rédigée par une machine n'aide personne, elle fausse le corpus.

Le canal n'expose donc aucune action permettant de répondre à un débat, de voter ou de commenter. Quand l'assistant vous signale une question en attente, il vous donne le lien vers le débat concerné et vous aide à clarifier votre propre position — ce que vous constatez, sur quoi vous vous fondez, ce qui vous ferait changer d'avis. C'est vous qui écrivez.

Et quand la question porte sur les propositions des autres ?

Certaines questions vous demandent d'arbitrer entre des propositions déposées par d'autres participants (« laquelle adopteriez-vous en premier ? »). L'assistant en reçoit les intitulés, pas le contenu. Ce n'est pas un manque : un intitulé suffit à faire son travail, qui est de vous signaler celles qui paraissent proches de votre situation et de vous envoyer les lire.

Le contenu, lui, reste sur le site. Ces dossiers sont le travail d'autres participants : ils se consultent à hauteur d'humain, sur la page du défi, pas aspirés par une machine qui les résumerait sans qu'ils l'aient su.

L'assistant reçoit en revanche la règle du jeu de chaque question : combien de cases vous pouvez cocher, s'il s'agit d'une note ou d'un texte libre, et si un commentaire doit accompagner votre réponse. C'est ce qui lui évite de le deviner à partir de ce que vous lui décrivez de votre écran — et de vous annoncer un défaut de la plateforme là où il n'y en a pas.

Les intitulés qu'il reçoit sont tout ce que la question met au vote. L'organisateur ne retient pas forcément toutes les propositions déposées : une solution dont vous avez entendu parler ailleurs peut ne pas figurer dans la question, et l'assistant a pour consigne de ne pas vous envoyer la lire.

Un cas est signalé plus fermement encore : les questions qui demandent de nommer des acteurs, des lieux ou des pratiques qui existent. Ce qui est nommé là devient une piste que l'organisateur appellera vraiment. L'assistant a pour consigne de ne jamais compléter une liste avec un nom plausible, et de la laisser courte si elle est courte.

Comment présenter une vidéo, une image ou un PDF ?

Dans un champ de texte enrichi, l'assistant peut conserver un lien HTTPS. Il peut aussi insérer un lecteur lorsque le contenu fourni est explicitement un embed d'un hôte annoncé par le défi : YouTube, Vimeo, Dailymotion, Wistia et Loom pour la vidéo, Spotify, Apple Podcasts, SoundCloud, Deezer, Ausha et Acast pour l'audio. La plateforme retire à l'enregistrement les scripts, les protocoles dangereux et les lecteurs provenant d'un hôte non approuvé.

Une image déjà disponible sur une URL HTTPS publique peut devenir la vignette du projet. Un PDF disponible sur une URL HTTPS publique peut apparaître comme lien dans la description. Ces URL doivent rester accessibles sans connexion : la plateforme ne copie pas leur contenu et ne les envoie pas au coach IA. L'assistant ne recherche jamais d'image spontanément. Si vous le lui demandez explicitement, il peut proposer une illustration trouvée sur le web avec sa source, mais il doit attendre votre confirmation avant de l'enregistrer comme vignette. Une illustration ne doit jamais être présentée comme une photo réelle du projet.

Le transfert natif de fichiers n'est pas encore négocié par les connecteurs MCP compatibles avec ce canal. Pour héberger durablement une image ou un PDF dans EmcoLab plutôt que de dépendre d'un lien externe, ouvrez le lien de confirmation et ajoutez le fichier au brouillon depuis le site.

Si aucun visuel propre au projet n'est fourni, la page du projet et la galerie utilisent la couverture du challenge comme vignette de repli, sans l'enregistrer dans le brouillon. Aucune image n'est générée ni recherchée automatiquement.

Comment renseigner la structure porteuse ?

Certains challenges demandent, en plus du formulaire du projet, une fiche sur la structure porteuse : nom de la société ou de l'association, type de structure, ville ou autres informations choisies par l'organisateur. L'assistant reçoit ces champs séparément et doit demander chaque information obligatoire avant de présenter le dossier comme prêt.

Les informations sont enregistrées avec le brouillon. Si elles restent incomplètes, ready_to_apply demeure faux et la réponse nomme précisément les champs manquants. Mentionner la société dans la description libre ne remplace donc pas le champ structuré « Nom de l'entité ».

L'assistant connaît les structures dont vous êtes déjà membre : il peut désigner directement la bonne fiche au lieu de retaper un nom, ce qui évite de créer un doublon à chaque candidature.

Un nom seul ne désigne pas une structure. Si le nom envoyé correspond à une fiche de l'annuaire à laquelle vous n'appartenez pas, aucun rattachement n'est fait : la réponse nomme les fiches candidates et l'assistant doit vous poser la question — est-ce bien votre structure, ou une autre maison qui porte le même nom ? Il ne tranche pas à votre place. Votre brouillon est enregistré entre-temps, mais il ne peut pas être soumis tant que sa structure porteuse n'est pas confirmée.

Ce que vous déclarez complète les champs restés vides de la fiche. Une valeur qui contredit la fiche ne l'écrase pas : elle reste sur le dossier, et l'assistant vous signale l'écart pour que vous fassiez corriger la fiche si vous la gérez.

Un défi doit autoriser les dossiers préparés par un assistant

L'organisateur d'un défi décide si son appel accepte les dossiers préparés par un assistant. Tant que cette fonctionnalité reste en développement, elle est désactivée par défaut : l'organisateur doit l'ouvrir explicitement depuis l'onglet IA du défi, bloc « Assistants IA des participants ».

Si le défi que vous visez ne l'a pas activée, votre assistant vous le dit avant de rédiger quoi que ce soit : il peut toujours lire le défi et vous en expliquer les attentes, mais il ne peut ni enregistrer de brouillon, ni faire relire un dossier. Vous déposez alors votre candidature depuis le site, comme d'habitude — le défi lui-même reste grand ouvert, c'est seulement le canal assistant qui est fermé.

Comment connecter votre assistant ?

Vous le connectez vous-même, sans demander de clé à personne. Le principe est celui du bouton « se connecter avec… » que vous connaissez ailleurs.

  1. Récupérez l'adresse du serveur sur la plateforme, avec le bouton de copie : dans Mon profil, section « Assistants connectés », ou directement depuis la page d'un défi, avec « Déposer depuis mon assistant IA ». Ce lien est visible avant même la connexion lorsque le défi accepte les dossiers assistés : l'écran OAuth se charge ensuite de vous authentifier. C'est la même adresse pour tout le monde et pour tous les espaces.
  2. Dans les réglages de votre assistant, rubrique « connecteurs » ou « intégrations », ajoutez un connecteur personnalisé et collez l'adresse. Selon l'assistant, cet ajout demande d'activer les réglages avancés ou une formule payante.
  3. Votre navigateur s'ouvre sur un écran EmcoLab qui vous demande de vous connecter, puis de décider.
  4. Cet écran nomme l'application qui demande l'accès, liste précisément ce qu'elle pourra faire, et vous fait choisir l'espace concerné si vous êtes membre de plusieurs. Si vous êtes parti de la page d'un défi, ou si votre session est ouverte sur un espace, celui-ci est pré-sélectionné — vérifiez-le avant d'autoriser : un mauvais espace rend le défi introuvable pour l'assistant. En l'absence de ce repère, aucun espace n'est choisi d'avance et le bouton d'autorisation attend votre sélection : mieux vaut un clic de plus qu'une autorisation accordée sur un espace au hasard.
  5. Vous autorisez — ou vous refusez. Votre assistant est ensuite connecté.

Un espace où cet assistant est déjà connecté est signalé comme tel dans la liste. Autoriser à nouveau n'écrase pas l'autorisation existante : cela en crée une seconde. Si vous ne vous servez plus de la première, retirez-la depuis votre profil.

Si vous êtes parti de la page d'un défi, la plateforme propose aussi une phrase à coller dans la conversation de votre assistant : titre du défi, identifiant et nom de l'espace. Vous n'avez pas à inventer ces informations.

Aucun mot de passe et aucune clé ne transitent par votre assistant : il ne reçoit qu'une autorisation limitée, que la plateforme renouvelle silencieusement tant qu'elle est valable.

Lisez le nom du destinataire avant d'autoriser

L'écran affiche deux informations qu'il faut regarder ensemble : le nom que l'application se donne, et l'adresse à laquelle l'autorisation sera transmise. Le nom est déclaré par l'application et peut dire n'importe quoi ; l'adresse, non. Si vous installez ChatGPT et que l'écran annonce une adresse qui n'a rien à voir, refusez.

Ne transmettez pas l'écran d'autorisation à quelqu'un d'autre

L'adresse du serveur, elle, se partage sans risque : c'est une information publique, la même pour tout le monde. En revanche, l'écran d'autorisation qui s'ouvre dans votre navigateur correspond à votre demande, lancée par votre assistant. Transmettre ce lien à un collègue en lui disant « c'est là qu'il faut se connecter » reviendrait à lui faire brancher votre assistant sur son compte, sans que rien ne le lui signale.

La plateforme refuse désormais ce cas : un lien de consentement ouvert depuis un autre navigateur affiche une explication au lieu d'un bouton. Pour aider quelqu'un, transmettez-lui l'adresse du serveur, et laissez-le lancer la connexion depuis son propre assistant.

Une autorisation, un espace

L'autorisation ne vaut que dans l'espace choisi. Un défi d'un autre espace est simplement introuvable pour votre assistant — même si on lui en donne l'adresse exacte. Pour travailler dans un second espace, autorisez-le une seconde fois, en choisissant cet espace.

Elle ne vaut pas non plus plus longtemps que votre appartenance à l'espace : si vous quittez l'espace ou que votre adhésion est retirée, l'autorisation cesse de fonctionner sans que vous ayez à y penser.

Retirer une autorisation

Rendez-vous dans Mon profil, section « Assistants connectés ». Vous y voyez chaque assistant autorisé, l'espace concerné, ce qu'il peut faire et la date de sa dernière utilisation. Un bouton « Retirer » coupe l'accès immédiatement.

C'est le geste à faire si vous changez d'assistant, si vous n'utilisez plus celui-ci, ou au moindre doute : retirer une autorisation n'efface rien de ce que vous avez déposé, et vous pourrez toujours en accorder une nouvelle.

La candidature reste votre acte

C'est le point le plus important de ce canal, et il n'est pas négociable.

Quand l'assistant a fini, il enregistre un brouillon et vous renvoie un lien. Ce lien ouvre votre dossier sur le site, pré-rempli. Vous le relisez, vous le complétez si besoin, et c'est vous qui cliquez sur « candidater ».

Avant de présenter le brouillon comme prêt, la plateforme vérifie les champs obligatoires et les marqueurs de travail encore présents ([DOSSIER DE TEST], [SECTION INCOMPLÈTE], TODO…). Un brouillon peut être enregistré avec ces repères, mais l'assistant doit les signaler et ne pas vous inviter à candidater tant qu'ils ne sont pas remplacés.

Trois raisons à cela :

  1. Candidater engage : cela vaut acceptation du règlement du défi et, souvent, du régime de propriété intellectuelle qui l'accompagne. Personne ne peut consentir à votre place, et surtout pas un programme.
  2. Vous restez l'auteur du dossier. Vous savez ce qu'il contient parce que vous l'avez relu avant qu'il n'entre en compétition.
  3. L'organisateur du défi peut ouvrir son appel à projets aux assistants IA sans rien perdre de la valeur d'une candidature.

Tant que vous n'avez pas confirmé, votre dossier reste un brouillon : invisible des autres participants, absent de la sélection, et supprimable.

Que se passe-t-il si une information arrive après l'enregistrement ?

C'est le cas normal, pas l'exception : un porteur de projet livre ses informations dans l'ordre où elles lui reviennent. L'assistant corrige le brouillon existant au lieu d'en créer un second — vous n'avez donc jamais à deviner lequel de deux dossiers relire.

Deux règles encadrent ces corrections :

  • Seuls les champs corrigés sont réécrits. Ce que vous avez saisi vous-même sur le site entre-temps est conservé : l'assistant ne renvoie pas sa propre version du dossier complet, seulement ce qu'il change.
  • Une fois candidaté, le dossier échappe à l'assistant. À partir du moment où vous cliquez sur « candidater », votre assistant ne peut plus y toucher : toute correction passe alors par vous, depuis le site. Le mandat que vous lui avez donné s'arrête là où votre engagement commence.

Un dossier que l'organisateur vous renvoie à compléter

L'exception, et c'est l'organisateur qui l'ouvre. Quand il vous renvoie un dossier candidaté « à compléter », il vous redonne la main — et donc aussi à votre assistant. Celui-ci retrouve le dossier, le commentaire qui explique ce qui manque, et peut le corriger champ par champ.

Deux précisions comptent :

  • La date de clôture ne bloque pas cette correction. Un dossier renvoyé après la fermeture des dépôts doit pouvoir être corrigé, sinon le renvoi n'aurait aucun sens.
  • L'assistant ne le re-soumet pas. Une fois le dossier corrigé, il vous transmet le lien : c'est vous qui le renvoyez à l'organisateur. Le geste qui vous engage reste le vôtre, y compris la deuxième fois.

Un dossier en cours d'examen reste, lui, intouchable : le corriger sous les yeux d'un jury qui l'évalue changerait ce sur quoi il délibère.

Qui juge le dossier ?

L'examinateur qui relit votre dossier est celui de la plateforme, pas celui de votre assistant. Il applique la grille du défi — les critères définis par l'organisateur — de la même façon quel que soit le canal par lequel le dossier arrive.

Son avis comporte : la conformité au formulaire (un champ inexistant, une valeur hors liste, un texte trop long sont signalés précisément), une appréciation critère par critère, les manques, et des suggestions concrètes. Cet avis est indicatif : il ne vaut ni acceptation ni refus. La décision appartient à l'organisateur du défi.

Pour les chiffres de résultats ou d'impact, l'examinateur distingue la source de la période de référence. Un chiffre précis mais non daté n'est pas traité comme actuel et doit conduire à demander sa période. Une donnée ancienne peut prouver une activité historique, mais pas un impact actuel. Signaler honnêtement qu'un chiffre est provisoire ou ancien ne doit pas pénaliser davantage que l'absence de cette précision.

Vous pouvez faire relire votre dossier autant de fois qu'utile avant de l'enregistrer : la relecture n'écrit rien. Un plafond quotidien s'applique par autorisation, pour éviter qu'un assistant en boucle ne consomme le budget d'analyse de l'espace ; l'enregistrement du brouillon reste possible même une fois ce plafond atteint.

Ce que la plateforme garde en mémoire

Toute action passée par un assistant est tracée comme telle : elle est attribuée à votre compte, avec la mention de l'assistant employé. Un administrateur qui consulte l'historique voit « untel, via son agent », jamais un geste humain direct. C'est une garantie dans les deux sens : votre travail vous est bien attribué, et rien ne laisse croire que vous avez fait vous-même ce qu'une machine a fait.

Si vous perdez l'accès à l'espace, l'autorisation cesse de fonctionner, sans qu'il faille penser à la retirer.

Voir aussi