Dernière mise à jour : 2 août 2026
Les parcours orchestrés — concevoir votre démarche, pas juste un formulaire
Cette page s'adresse à un client et futur administrateur de la plateforme. Pas besoin d'être informaticien : on explique avec des mots simples, des images et des exemples concrets ce que vous pouvez construire, et pourquoi le système est flexible au point de s'adapter à votre démarche.
1. L'idée en une phrase
Sur la plateforme, vous ne créez pas seulement « un appel à idées » ou « un sondage ». Vous orchestrez une démarche complète, en plusieurs étapes, du premier appel à la restitution finale — et la plateforme guide vos participants d'étape en étape, automatiquement.
C'est ce qu'on appelle un parcours orchestré.
Concrètement, vos participants voient en haut de la page une frise (« Idéation → Débats → Restitution »), savent où ils en sont, ne voient que ce qui les concerne maintenant, et reçoivent un récit à chaque étape franchie. De votre côté, vous pilotez le tout depuis un tableau de bord unique.
2. La métaphore : des briques que l'on assemble
Le secret de la flexibilité tient en une image : des briques de construction.
- Le challenge, c'est la boîte : le titre, les participants, la visibilité, l'organisateur et les partenaires. L'enveloppe générique de votre démarche.
- Le parcours, c'est le plan de montage : la suite d'étapes que vous décidez d'enchaîner.
- Les étapes, ce sont les briques : idéation, débats, évaluation par un jury, restitution… Chaque brique sait faire une chose, bien.
Pourquoi c'est important pour vous ? Parce qu'on n'invente pas un logiciel sur mesure à chaque nouvelle démarche. On réassemble les mêmes briques, dans un autre ordre, avec d'autres réglages. Comme un jeu de construction : les mêmes pièces donnent une maison, un pont ou une tour.
C'est exactement ce qui rend le mécanisme adaptable à un parcours personnalisé : changer de démarche, ce n'est pas redévelopper — c'est réagencer des briques existantes.
3. La boîte à briques (ce que sait faire la plateforme)
Voici les principales briques disponibles aujourd'hui. Vous les combinez librement.
| Brique | Ce qu'elle permet |
|---|---|
| Cadrage amont | Ouvrir le sujet avant l'idéation par le débat (et l'analyse documentaire), pour explorer les besoins et poser le cadre. C'est la brique « débats » placée en amont. |
| Idéation | Recueillir des contributions via un formulaire que vous composez (idées, propositions, projets…). |
| Débats / consultation | Ouvrir des espaces de discussion structurés, éventuellement générés automatiquement à partir de vos thématiques. |
| Évaluation par un jury | Faire noter et classer les contributions par un comité, selon vos critères. |
| Restitution | Publier une synthèse visuelle (carte d'impacts, documents, palmarès) — au moment où vous le décidez. |
| Clôture | Conclure n'importe quel parcours par une synthèse finale et ses livrables consolidés, quels que soient les briques précédentes (avec ou sans jury, avec ou sans référentiel). |
| Chapitres de synthèse | Raconter à chaque étape « ce qui s'est passé » pour garder les participants mobilisés. |
Chaque brique est autonome : elle ne sait pas dans quel parcours elle est utilisée. C'est vous (via le pilotage) qui donnez le sens. C'est précisément ce qui permet de réutiliser la même brique « débats » dans une consultation citoyenne, une étude consommateurs ou un exercice réglementaire, sans rien réécrire.
4. Des exemples concrets
Voici quatre démarches très différentes… construites avec les mêmes briques, dans un ordre différent.
Exemple A — L'appel à idées classique
Le besoin : « Je lance un appel à idées en interne, un jury sélectionne les meilleures, on annonce un palmarès. »
Idéation → Évaluation par le jury → Palmarès
- Les collaborateurs déposent leurs idées via votre formulaire.
- Le jury note et classe selon vos critères.
- Vous publiez un palmarès soigné quand vous êtes prêt.
Exemple B — La consultation citoyenne avec restitution
Le besoin : « Je consulte un large public, on en débat par grands thèmes, et je restitue une carte d'impacts. »
Idéation → Débats par thématique → Restitution (carte d'impacts)
- Vous recueillez des contributions.
- La plateforme génère automatiquement un débat par thème à partir de votre référentiel.
- Vous publiez une restitution visuelle, avec documents à l'appui, le jour J. Une carte de couverture (heatmap) montre, dimension par dimension, à quel point chaque enjeu est adressé par les idées/projets et les bonnes pratiques — pour valoriser ce qui est couvert et pointer ce qui reste à creuser.
- À la création, vous choisissez le référentiel parmi un set validé (un référentiel par défaut est proposé), et vous pouvez ajouter un jury + un palmarès avant la restitution si vous voulez que le livrable reflète une sélection. La restitution affiche alors le statut et le rang de chaque idée, avec un filtre « Retenues ».
Exemple C — L'étude consommateurs
Le besoin : « Je veux qualifier un panel, approfondir avec les bons profils, puis animer un focus group. »
Screening → Phase qualitative → Focus group
- Trois moments de discussion enchaînés, chacun avec son objectif.
- Vous faites avancer le parcours quand chaque phase a rempli son rôle.
Exemple D — La double matérialité (CSRD)
Le besoin : « Je dois mener un exercice réglementaire rigoureux avec un panel de parties prenantes. »
Consultation → Analyse → Cotation → Restitution
- Un parcours plus encadré, où certaines étapes avancent toutes seules une fois le travail interne terminé, et où la restitution sensible ne s'ouvre qu'à votre signal.
Exemple E — Le cadrage avant l'idéation
Le besoin : « Avant de collecter des idées, je veux cadrer le sujet avec ma communauté, puis conclure par une synthèse. »
Cadrage → Idéation → Clôture
- Vous ouvrez d'abord un cadrage par le débat (la brique « débats » placée en amont) pour explorer les besoins.
- Les participants déposent ensuite leurs idées.
- Vous concluez par une clôture : une synthèse finale et ses livrables, sans avoir besoin d'un jury ni d'un référentiel.
Le point clé : ces démarches n'ont pas chacune leur propre logiciel. Ce sont des plans de montage des mêmes briques. C'est pour ça qu'en ajouter un — le vôtre — est rapide.
5. Comment vous pilotez, au quotidien
Tout se passe sur une page unique : le Pilotage de votre challenge. Elle est conçue pour être lisible par un non-technicien.
- La frise publique : ce que voient vos participants, avec le statut de chaque étape.
- La vue d'ensemble : vos indicateurs clés (contributions, idées classées, couverture des thèmes…) et une liste « À traiter » d'alertes générées automatiquement. Un clic vous emmène à l'endroit exact où agir.
- Le panneau de l'étape : la checklist de ce qu'il reste à faire (cochée toute seule, jamais à la main), les outils intégrés, et l'encart des actions visibles par les participants.
Deux notions simples à retenir :
- Opérations = votre travail interne (classer, valider, préparer). Rien de ce que vous y faites ne change ce que voient les participants.
- Actes publics = les décisions visibles (passer à l'étape suivante, ouvrir la restitution). Ils sont clairement séparés et demandent une confirmation. Rien ne s'ouvre dans votre dos : c'est toujours vous qui décidez du rythme.
Et pour éviter l'« effet tunnel » sur une démarche longue, chaque étape peut porter un chapitre de synthèse : un court récit (« 9 idées déposées, 3 retenues, voici pourquoi… ») qui s'affiche aux participants dès l'étape franchie. Un résumé chiffré est même proposé automatiquement.
Faire pré-rédiger un chapitre par l'IA
Un chapitre laissé à un cadre de saisie vide reste vide — et la démarche redevient une suite d'écrans. Le bouton « Pré-rédiger avec l'IA » est donc proposé sur chaque étape atteinte, pas seulement sur la restitution finale.
L'IA travaille sur deux matières. D'une part ce que l'étape a produit : les synthèses de ses débats, les propositions déposées, la grille collaborative remplie, les faits saillants des documents versés à cette étape. D'autre part sa place dans la démarche : les chapitres déjà écrits, les étapes menées en parallèle, et celle qui vient ensuite.
Le brouillon suit toujours la même trame en trois temps : ce qui s'est passé ici, ce qu'on en retient, et le pont vers la suite (« ce résultat, conjugué à l'étape menée en parallèle, permet d'engager telle étape, dont l'objectif est de… »). C'est ce troisième temps qui fait qu'un participant comprend où l'on en est dans la logique de la démarche, et non seulement où l'on en est dans le calendrier.
Rien n'est publié automatiquement : le brouillon arrive dans l'éditeur, vous le relisez, l'ajustez, puis vous l'enregistrez. Si l'étape n'a encore rien produit, l'IA vous le dit plutôt que de meubler.
Qui est prévenu qu'un chapitre est paru ?
Un chapitre que personne ne sait paru n'a rassemblé personne. Le premier enregistrement d'un chapitre prévient donc les participants du défi : une notification, et un e-mail avec les premières lignes du récit et le lien pour le lire en entier. Pour une restitution, c'est votre ouverture volontaire qui déclenche l'annonce, jamais la saisie du texte.
Trois précisions qui vous évitent de vous censurer :
- Une seule annonce par chapitre. Vous enregistrez autant de fois que nécessaire : corrections d'orthographe, ajout d'un chiffre, reformulation. Seule la première parution est annoncée.
- Les chapitres écrits avant cette mise en service ne sont pas rejoués. Une correction sur un ancien chapitre n'envoie personne relire ce qu'il a lu il y a trois mois.
- Vous ne recevez pas votre propre annonce. Les administrateurs de l'espace en sont exclus : c'est vous qui l'avez écrite.
L'annonce d'une nouvelle étape ouverte part elle aussi immédiatement, sans attendre le résumé hebdomadaire : une étape qui demande quelque chose avec une date de fin ne peut pas être découverte après la clôture.
Comment une étape chargée reste lisible ?
Une étape avancée empile des blocs autonomes : la liste des débats, la carte des pressions, la matrice des verrous, la grille collaborative, les documents, la carte d'impact. Comme tout ce qui surplombe le contenu est invariant (la bannière de mission, la frise, le tableau de bord), on arrivait au milieu d'une colonne sans savoir ce qui se trouvait en dessous.
Trois éléments répondent à cela, côté participant comme dans le cockpit.
- Les chiffres de l'étape, en tête : ce qu'elle a produit en une ligne (« 8 pressions objectivées », « 5/8 couvertes », « 12 verrous identifiés », « 4 sans réponse »). Ils sont dérivés, jamais saisis, et n'apparaissent que si l'étape a de quoi les remplir.
- Le sommaire de l'étape, juste en dessous : une rangée de puces nommant chaque bloc présent, avec son nombre d'éléments. Un clic amène au bloc. Le sommaire reste visible en défilant et signale le bloc en cours de lecture. Il n'apparaît qu'à partir de trois blocs — en dessous, la page se lit en défilant.
- Rien n'est caché derrière un onglet : tous les blocs restent présents dans la page, dans l'ordre. Le sommaire est une carte, pas un classeur — ce qui garantit qu'un bloc ne devient jamais introuvable et que la page s'imprime d'un bloc.
Le sommaire se construit tout seul : chaque bloc se déclare quand il a quelque chose à montrer, et disparaît du sommaire quand il n'a rien. Une étape sans référentiel de pressions n'affiche donc aucune puce « Pressions ».
Partager un lien vers une étape précise
L'étape consultée est inscrite dans l'adresse de la page (?etape=…), et la section lue dans son ancre. Un lien copié depuis la barre d'adresse rouvre donc la page au même endroit : utile pour envoyer « regarde l'analyse des verrous » à un partenaire, ou pour renvoyer un participant à la restitution sans lui expliquer où cliquer.
Le récit du parcours dans la restitution finale
La restitution reprend le récit des étapes franchies : leurs chapitres, dans l'ordre. Sur une démarche à cinq étapes, cela représentait quatre longs textes avant le premier visuel. Ces chapitres sont désormais pliés : chaque ligne nomme l'étape, sa date de clôture et une amorce, et se déplie d'un clic. Aucune information perdue — un chapitre reste également lisible depuis son étape dans la frise.
L'agenda du parcours : des jalons qui rythment sans être des étapes
Une démarche vit aussi au rythme d'événements qui ne sont pas des étapes : un webinaire de lancement, une période de mentoring, une réunion de jury, une cérémonie. Le panneau Agenda du parcours du cockpit permet de les poser sur la frise publique sans toucher aux étapes. Côté participant, ils apparaissent sous la frise : un losange signale un événement d'un jour, une barre une période ; un clic ouvre le détail (dates, description, lien d'inscription). Un événement peut être ancré sous une étape (« le webinaire a lieu pendant l'idéation ») ou flotter librement. Deux lectures, une seule composition : les étapes structurent, l'agenda rythme — et rien de tout cela ne déclenche jamais une transition.
En ligne, saisie d'atelier ou récit : trois natures d'action
Une démarche est souvent hybride : une partie se joue en ligne (les participants déposent, débattent, votent), une autre rattrape un atelier présentiel (vous chargez la carte d'impacts dessinée au paperboard, joignez les livrables) — et par-dessus, il y a ce que vous écrivez pour raconter la démarche. Le cockpit distingue ces trois natures pour ne pas vous noyer.
- Les opérations d'animation en ligne (collecter des idées, ouvrir des débats, valider les suggestions IA) pilotent les alertes « À traiter » : ce sont vos vraies priorités.
- Les opérations de saisie d'atelier (carte d'impacts, pastilles, documents) sont regroupées à part et optionnelles : si votre démarche est 100 % en ligne, elles ne vous harcèlent pas d'alertes rouges et ne bloquent pas le passage à l'étape suivante. Elles apparaissent comme un rappel discret « Saisie d'atelier (optionnel) ».
- Le récit de l'étape — sa synthèse écrite — a son propre groupe, « Récit à écrire ». Il ne bloque pas davantage une transition, mais il n'est pas optionnel au même titre : c'est le fil qui rend une étape close encore lisible, et il concerne autant un défi 100 % en ligne qu'un défi adossé à des ateliers. Il figurait auparavant parmi les rappels d'atelier, ce qui laissait croire qu'il ne servait qu'au présentiel.
Concrètement : un défi entièrement digital ne verra jamais « Charger la carte d'impacts » en rouge ; un défi adossé à des ateliers retrouvera, au même endroit, tout ce qu'il faut saisir après coup. Pour un débat, la « Saisie de la synthèse de cadrage (à la place du groupe) » figure justement dans le groupe Saisie d'atelier de l'étape Débats : elle vous amène coller le matériau du groupe de travail (paperboard, synthèse intermédiaire) en tête de la discussion, avec un compteur « débats couverts » et sans alerte. C'est différent de la description d'un débat : la description est le cadrage de l'organisateur (toujours utile, même 100 % en ligne), tandis que la synthèse de cadrage est le point de départ produit par un atelier présentiel, que les participants vont ensuite préciser et débattre.
Classer les idées par impact : une seule classification, validée
Sur un parcours à référentiel d'impact, chaque idée peut être rattachée à une ou plusieurs dimensions d'impact. Cette classification a une seule source de vérité et une seule représentation : les dimensions affichées sur la fiche de l'idée sont la classification validée — le même jeu partout (fiche de l'idée, carte de restitution, génération des débats). Pas de « version auteur » d'un côté et de « version admin » de l'autre.
Trois manières de l'alimenter, qui aboutissent toutes au même endroit :
- L'auteur coche les dimensions dans le formulaire de son idée ; ses choix apparaissent aussitôt sur la fiche.
- L'IA propose des dimensions : une suggestion reste « en attente » tant qu'un admin ne l'a pas acceptée — une fois validée, elle rejoint immédiatement les dimensions affichées.
- L'admin tranche : il accepte ou rejette les suggestions IA, ajoute ou retire une dimension. Chaque dimension porte sa provenance (auteur / IA / admin), à titre d'information.
Le travail de masse se fait dans l'établi Analyser les idées du challenge, jamais dans un panneau du cockpit : une checklist sert à savoir ce qui reste à faire, pas à traiter cinquante dossiers. Le cockpit y conduit — l'opération Classer les solutions comme chaque vue de couverture ouvre l'établi déjà réglé sur le référentiel concerné, ce qui évite d'avoir à retrouver l'écran puis le bon réglage.
Modifier, c'est remplacer. Quand on modifie la classification depuis le formulaire, le jeu coché remplace le précédent : décocher une dimension la retire, quelle que soit sa provenance. Une idée classée par l'IA s'affiche correctement même si l'auteur n'a rien rempli.
6. Et si mon parcours est différent ? (la vraie flexibilité)
C'est là que l'architecture en briques prend tout son sens. Trois niveaux d'adaptation, du plus simple au plus avancé :
-
Réordonner et renommer — immédiat, sans développement. Vous partez d'un modèle du catalogue (à la création du challenge), puis vous renommez les étapes (« Appel à projets », « Ateliers participatifs »), ajustez les réglages, adaptez votre référentiel de thèmes. Le parcours est une donnée, pas un programme figé : on l'agence comme une recette.
-
Composer un nouveau parcours — léger. Un nouvel enchaînement de briques existantes (par exemple « Idéation → Jury → Débats → Restitution ») devient un nouveau modèle ajouté au catalogue. Vous le retrouvez ensuite comme une carte à choisir. Aucune brique n'est réécrite.
-
Ajouter une nouvelle méthode — encadré. Si votre démarche exige une mécanique inédite (un canevas stratégique, une méthode de priorisation particulière…), on crée une nouvelle brique, testée, qui rejoint ensuite la boîte et devient réutilisable par tous vos futurs parcours.
En clair : votre démarche pilote la plateforme, pas l'inverse. Plus on construit de briques, plus vos parcours futurs se montent vite.
Un mode plus léger : la frise « vitrine »
Vous n'avez pas toujours besoin de tout l'appareillage. Il existe un mode informatif : une frise d'étapes purement décorative (« Atelier — mars », « Restitution — juin ») qui informe les participants de votre calendrier, sans verrouillage ni pilotage. Idéal pour communiquer une démarche sans l'orchestrer pas à pas. Cette frise s'édite directement dans l'onglet Général de l'édition du challenge (section Timeline du challenge) : intitulé, date affichée, statut et lien de chaque étape.
Et sur un parcours orchestré, chaque étape peut afficher ses dates prévisionnelles (début / fin), saisies depuis le cockpit de pilotage : les participants voient le calendrier sur la frise, mais les transitions restent des actes volontaires de l'administrateur.
Les dates d'étape ne ferment pas les dépôts
Un défi porte deux calendriers, et un seul ferme quelque chose. Les dates d'une étape rythment le travail collectif : elles disent quand vous comptez passer à la suite. La seule date qui empêche réellement de déposer un dossier est la clôture des dépôts du défi (onglet Général), ou à défaut sa date de fin.
Autrement dit : une idéation dont la date de fin est passée continue d'accepter des dossiers tant que la clôture des dépôts n'est pas atteinte — sur le site comme depuis un assistant. Si vous voulez qu'une étape terminée ferme vraiment les dépôts, avancez la date de clôture des dépôts en conséquence.
Deux étapes menées de front : la colonne partagée
Toutes les démarches ne sont pas des files d'attente. Il arrive que deux étapes se nourrissent l'une l'autre et doivent avancer en même temps — repérer les pionniers d'un secteur est le sourcing de l'appel à solutions, les enchaîner ferait perdre des semaines. Une frise en ligne droite raconterait le contraire.
Pour le dire visuellement, ces étapes partagent une colonne de la frise : elles sont empilées sous une mention « En parallèle », le trait de liaison (qui veut dire « puis ») disparaît entre elles, et elles portent un numéro suffixé — 2a et 2b. Deux étapes qui partagent un numéro ne peuvent pas se lire comme une séquence. L'avancement se compte alors en temps du parcours (« 1 étape terminée sur 4 ») plutôt qu'en nombre d'étapes.
Le réglage se fait étape par étape depuis le cockpit (interrupteur « Étape menée en parallèle », qui la rattache à celle qui la précède). C'est un réglage d'affichage : ouvrir et fermer chaque étape reste un acte séparé — vous restez libre de les ouvrir en décalé.
Le fil directeur : ce que chaque étape produit
Une frise dit où l'on en est. Elle ne dit pas pourquoi les étapes précédentes ont eu lieu, ni ce que la suivante va apporter. Un participant qui arrive au milieu d'une démarche longue voit alors une succession d'écrans, pas une histoire.
L'onglet Présentation porte donc un bloc « Le fil du parcours » : chaque étape, dans l'ordre, avec ce qu'elle demande au collectif et — surtout — ce qu'elle produit pour la suivante (« la carte des pressions priorisée par le collectif », « un classement argumenté par le jury »…). Les étapes menées en parallèle y apparaissent groupées, comme sur la frise. Rien à saisir : ce récit est déduit des étapes réelles de votre parcours.
La même ligne « ce qu'elle produit » est rappelée sous le titre de l'étape que le participant consulte, pour qu'il n'ait jamais à revenir en arrière pour se resituer.
Une étape encore fermée s'annonce
Cliquer sur une étape à venir ne mène plus à un cul-de-sac. La tuile reste cliquable : elle affiche ce que l'étape recouvre, ce qu'elle produira, ses dates prévisionnelles si vous les avez saisies, et un bouton qui ramène à l'étape en cours. Aucun contenu n'est divulgué pour autant — le contenu d'une étape non ouverte reste protégé côté serveur.
C'est particulièrement utile pour les étapes les plus différenciantes d'une démarche, qui arrivent souvent en fin de parcours : elles se laissent découvrir bien avant de s'ouvrir.
Une page qui vit : le pouls du challenge
La page d'accueil d'un parcours orchestré ne montre pas seulement l'état de la démarche, elle montre son mouvement. Dans le bandeau de mission, les participants voient :
- le collectif au travail : nombre de participants, de contributions et de soutiens — l'intelligence collective devient visible. Est compté comme participant quiconque a rejoint le challenge ou y a produit quelque chose de signé : un dossier, une réponse de débat, une contribution de fil, un commentaire public, une case de grille. Sur un challenge ouvert, on peut déposer sans avoir rejoint : c'est pourquoi le compteur ne se limite pas aux membres inscrits. Un simple soutien (un « j'aime ») ne suffit pas — un clic n'écrit rien ;
- « Cette semaine » : ce qui a bougé sur les 7 derniers jours (nouvelles propositions, contributions, ressources versées, éléments de grille, arrivées). Une arrivée se compte à la première trace de la personne sur le challenge, pas à son retour : un participant fidèle n'est annoncé comme nouveau qu'une fois. Ce résumé est calculé en continu à partir de l'activité réelle — rien à saisir, et il disparaît de lui-même si rien n'a bougé.
Dans le même esprit, les vues de résultats offrent une lecture immédiate : la matrice verrous × solutions annonce sa couverture en une phrase (« 8 verrous sur 10 ont au moins une solution — encore sans réponse : … »), chaque document de la bibliothèque affiche ce qu'il étaye (les pressions ou thèmes que ses faits saillants documentent), et chaque case d'une grille collaborative montre son volume et ses ajouts de la semaine.
Sur une grille collaborative, certains éléments portent un badge : le badge IA signale un élément proposé par l'IA depuis la matière du challenge (documents de veille, synthèses de débat) puis validé par l'animateur — survolez-le pour voir la source citée. Le badge « À partir de N contributions » signale un élément consolidé qui regroupe plusieurs contributions voisines : les auteurs d'origine restent crédités.
Proposer une ressource à la bibliothèque
Quand l'organisateur ouvre cette possibilité, la bibliothèque de ressources affiche un bouton « Proposer une ressource » : vous soumettez un lien web ou un document (PDF/DOCX) avec un titre. Votre proposition n'est pas publiée immédiatement — elle est examinée par l'équipe d'animation, qui l'approuve (elle rejoint alors la bibliothèque, résumée et digérée par l'IA) ou la refuse avec un motif. Vous suivez le sort de vos propositions dans la section « Mes propositions » de la bibliothèque, visible de vous seul.
7. Ce qu'il faut retenir
- Vous orchestrez une démarche complète, en étapes, pas un simple formulaire.
- Tout repose sur des briques réutilisables que l'on assemble différemment selon le besoin.
- Quatre démarches très différentes (appel à idées, consultation, étude conso, double matérialité) sont déjà livrées — toutes faites des mêmes briques.
- Vous gardez la main sur le rythme : rien ne devient public sans votre confirmation.
- Votre parcours sur mesure est possible : réordonner (immédiat), composer un nouveau modèle (léger), ou ajouter une brique inédite (encadré).
Pour aller plus loin
- Challenges et idées — guide admin — la mise en œuvre pas à pas (création depuis le catalogue, page de Pilotage, génération des débats, restitution, synthèses).
- Double matérialité — le détail d'un parcours encadré.
- Vocabulaire personnalisable — adapter les mots de la plateforme à votre univers (« challenge » → « consultation », « idée » → « proposition »…).
